faire sur-face

27 mai 2010

faire sur-face

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06 février 2010

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05 février 2010

élastique

 

 

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07 février 2009

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06 février 2009

derrière la station d'essence chatoie le brocart des montagnes

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05 février 2009

effacer à l’encre noire

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Matériau : papier blanc 90gr, calque 90gr, rhodoïd 100gr (tous à base de cellulose), encre noire

Procédé : impression

 

 

Tout d’abord, j’ai choisi trois matières que j’aime, le papier blanc, le rhodoïd et le calque. J’ai nommé les qualités plastiques qui m’ont fait les choisir, blanc pour la feuille de papier machine, transparent pour le rhodoïd, translucide pour le calque. Ces termes sont inscrits, imprimés en ton sur ton, à peine visibles. Les nommer est une façon de noter leur réalité physique et de marquer mes choix, les marquer avec le sceau de l’invisible. Dire, assumer de façon effacé, 2% de noir imprimé/déposé sur ces surfaces blanches qui viennent faire émerger discrètement une vibration colorée. C’est de l’ordre de l’inframince, ne le verront que ceux qui veulent le voir. Ce que le noir nomme, blanc, transparent, translucide, s’efface.

(visuels calque et rohoïd manquants)

 

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blanchir en couleur

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Matériau : papier blanc 90gr, encre CMJ

Procédé : impression

 

 

Dans ma première production, le matériau était révélé par un pourcentage infime de noir imprimé, noir qui rendait effectif la  quasi-absence de l’inscription.

Ici, dans cette deuxième phase, j’ai utilisé le  matériau papier et le même procédé que dans la première, l’impression.

Le noir étant révélateur d’un invisible dans le premier cas, je me suis alors posé une autre question, comment rendre le papier blanc encore plus blanc en y apportant de la couleur ? Mon matériau de base étant fait de cellulose qui en général à tendance à absorber les longueurs d’ondes bleues jaunit souvent. Par rapport à ce paramètre ainsi qu’à mon envie de blanchir avec la couleur, j’ai imprimé une très fine trame avec 2% de cyan afin de corriger la blancheur en complétant la gamme de lumière visible.

 

L’art, c’est trouver une façon de rendre perceptible ses préoccupations plastiques, pour moi, c’est questionner les zones liminaires du visible.

Ce qui ne se voit pas n’est pas forcément absent.

L’art peut s’imposer en discrétion.

 

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15 mars 2008


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La lumière est ce qui fait se manifester, ce qui révèle.

 

Mon travail est une question : Comment révéler ce qui nous est présent mais ce que nous ne voyons plus ? La feuille blanche sera le support de mon questionnement. Au sens de « nous ne voyons plus » je veux dire que nous ne portons pas d’attention aux qualités intrinsèques de cet objet. A partir de peu, comme par exemple de la combinaison de feuilles de papier, qui ne présentent pas en soi de qualités esthétiques manifestes, je me suis demandée quels effets ils étaient possible de produire.

Comment reconsidérer l’infimement visible, l’imperceptibilité, et le révéler ? Comment faire du signifiant avec de l’insignifiant ? L’insignifiant est-il neutre ?

 

Mais tout d’abord, qu’est-ce que le neutre ? Le neutre du latin « neuter » signifie ni l’un ni l’autre. Il représente à la fois l’absence, la non-reconnaisance et le retrait. L’aspect le plus pertinent pour moi est le neutre en tant qu’il s’abstient de s’engager. Ma position vise justement et paradoxalement à prendre parti en faveur du neutre.

 

Je ne considère pas le neutre comme un absolu théorique. Tout mon travail vise à rendre possible à travers différentes expérimentations la révélation de qualités plastiques et sensibles du neutre. Le neutre à avoir avec la présence et l’absence. Il nous est présent dans toute son absence. Lorsqu’on le révèle, peut-on toujours parler de neutre ?

 

À partir de cette donnée, je me suis demandé : Qu’est ce que cela veut dire que signifier le neutre?

N’est-il pas alors question des différents modes de révélation d’un potentiel insignifiant. Contraster, répéter, combiner, moduler seront autant d’actions, de modalités révélatrice dont la tâche sera de tenter de rendre présent ce qu’habituellement on ne voit pas forcément ou plutôt sur ce qui ne retient pas notre attention, notre intérêt esthétique. Il sera question de différenciation du neutre.

 

Je me suis posée la question de comment inscrire la différence. La répétition est pour moi un moyen d’animer des éléments neutres. C’est au cours de ce processus, en introduisant une différence infime devenant le signe d’une révélation discrète que le neutre prend vie. Répéter, c’est donner à sentir de manière vivante les vibrations chromatiques de l’infime. La répétition « exprime à la fois une singularité contre le général, une universalité contre le particulier, un remarquable contre l’ordinaire, une instantanéité contre la variation, une éternité contre la permanence. À tous les égards, la répétition c’est la transgression »

 

Mon travail est régulé par un principe intuitif qui se traduit également par la combinaison d’éléments dit standard. En effet, l’organisation de la même entité standardisée régit  à partir d’un principe logique et systématique produit une somme non quantifiable d’effets possibles. Ce qui m’intéresse, c’est faire émerger la différence en répétant des éléments qu’on qualifie de semblables.

 

Du processus de d ifférenciation se manifeste la question du trait distinctif. En effet, je produis à travers la différenciation des signes impalpables et infimes sollicitant une expérience esthétique singulière.


Mon travail sur la question de la différenciation s’exprime aussi par la modulation. Il est question d’apporter de la mobilité dans la fixité et le neutre. Comment construire une structure à partir d’un plan fait de la répétition d’éléments standard ?

La surface plane se repli et se fixe, s’élève et devient volume. L’objet palpable se manipule, s’agence, se combine et s’emboîte. C’est ainsi que le repli complexifie le champ des possibilités.

 

C’est autant de principes que de façon de donner vie au neutre.


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05 mars 2008

corps / espace

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